À la mort de Marie de Bourgogne, Maximilien d’Autriche devient l’homme fort de nos régions, et c’est tout sauf une sinécure. Ses frictions, notamment avec les villes flamandes, mènent à une révolte d’ampleur, qu’il parvient finalement à étouffer dans l’œuf.
Pourtant, en 1488, même après un siège de quarante jours, il ne réussit pas à faire plier Gand. Il se casse les dents sur les portes et écluses autour de la cité. L’année suivante, les Gantois construisent un monument pour commémorer cette « victoire », et choisissent de renforcer le rabot (écluse anti-crue) qui avait le mieux tenu, en y ajoutant un bâtiment central et deux tours. Ce dernier vestige des quatorze kilomètres de remparts qui ceinturaient la ville donnera son nom au quartier environnant.
À partir de la Donkere Poort, vestige du Prinsenhof, marchez jusqu’au petit pont un peu plus loin qui enjambe la Lieve. C’est de là que vous aurez la plus belle vue sur le Rabot, symbole éternel de la légendaire ténacité gantoise.