ABC - Le Tour de la Grande Bourgogne

Duffel, château Ter Elst

Ce château complètement détruit par un incendie, en 1584, au cours des guerres de religion sera reconstruit, mais en verra de nouveau des vertes et des pas mûres pendant la Première Guerre mondiale. Ses ruines seront restaurées de fond en comble.

laquelle les lecteurs motivés du Tour de la Grande Bourgogne rêvent d’être transportés. À la mort de Marie de Bourgogne (1482), sa belle-mère Marguerite d’York s’inquiète de l’éducation de Philippe le Beau et de Marguerite d’Autriche. Comme décrit ailleurs dans mon livre, ils passent une grande partie de leur jeunesse à Malines, mais débarquent chaque année au château Ter Elst pour y profiter de l’été. Philippe le Beau s’y plaît tellement qu’après son mariage à Lierre, en 1496, il propose aux propriétaires, les Norbertins de Tongerlo, de leur acheter le château, mais l’abbé refuse.

À la mort de Philippe, Marguerite d’Autriche reprend les choses en main. Elle se soucie du sort du fils de Philippe, Charles. Le système est reconduit : l’année à Malines, l’été à Duffel. Plus tard, même depuis l’Espagne, Charles Quint se souvient de Duffel et accorde, par exemple, aux drapiers locaux le monopole du sargie, un drap qui ne peut être tissé nulle part ailleurs. On comprend dès lors que les habitants férus d’histoire et dotés d’un certain chauvinisme n’hésitent pas à affirmer que l’empereur Charles était à moitié Duffelois